Discours
  Allocution de Son Altesse le Premier Ministre lors de la deuxième conférence de la Chambre du Commerce et de l'Industrie du Koweït tenue sous le patronage de Son Altesse l'Emir  
  12 Mars 2007  
     
 

Au nom de Dieu le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

Votre Altesse Cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah,

Votre Altesse le Prince Héritier,
Votre Excellence Monsieur Jasem Mohamed Al Khorafi, Président de l'Assemblée Nationale,

Vos Excellences les Cheikhs,

Monsieur Ali Mohammed Thunayan Al-Ghanim, Président de la Chambre du Commerce et de l'Industrie du Koweït,

Chers Mesdames et Messieurs,

Que la paix de Dieu soit avec vous, 
Nous sommes heureux d'être honorés par la présence de Son Altesse l'Emir, à la deuxième conférence de la Chambre du Commerce et de l'Industrie du Koweït, aux débats et recommandations de laquelle nous attachons un grand intérêt. Nous attendons les résultats de ses travaux afin de les mettre en application au service de notre pays, notamment parce que cette conférence renferme des tendances de pensée et des tendances économiques matures et avisées, capables de mener à des recommandations intégrales, complètes dont les buts seraient de nature à servir l'intérêt publique. 

L'intérêt que porte Son Altesse l'Emir à l’économie du Koweït est bien connu par tous. Sa vision avisée a été couronnée par l'initiative à faire du Koweït un centre financier et commercial sur le plan régional et international, et pendant son règne, les gouvernements ont veillé à accorder à ce domaine la priorité qu'il mérite, car sans un bon progrès économique et sans une modernisation qui va de pair avec le progrès du monde autour de nous, nous ne serons pas en mesure de faire face à la réelle concurrence, dans un monde où la mondialisation impose un ensemble de défis gigantesques.

Les systèmes, régional et international, notamment en cette période, témoignent des mesures et des réformes des structures économiques des pays et le Koweït n'est pas une exception à cette règle. Les succès qu'a connu un grand nombre de pays n'est pas un secret pour les koweitiens, et n'est pas un mystère inextricable; cela nécessite juste une volonté ferme et une solidarité mondiale où les intérêts communs l'emportent sur les intérêts privés.

Dieu merci, nous avons une jeunesse capable d’élaborer les plans, de les poursuivre, de les réaliser, et d’aboutir à ses fins avec un succès remarquables.  
D’ailleurs, le secteur public au Koweït a fait ses preuves dans le passé et à l'époque actuelle, et a prouvé à maintes reprises la réussite du potentiel humain et du raisonnement ambitieux de nos citoyens et citoyennes.

Chers Auditeurs,
Venons-en à la vérité… la réforme n'est pas un emblème qu'on lève, et n'est point un ensemble d'espoirs qu'on sème à tout vent : la réforme signifie action et sacrifice et implique une compréhension des défis environnants et le choix des meilleurs moyens pour aplanir les obstacles. Notre peuple a choisi, sous la haute direction avisée de son leader, d'adopter le principe de consultation  comme principe de base dans les affaires publiques. Il s’agit d’une valeur inaliénable et incontestée. Mais la consultation et la démocratie ont des critères et des points de départ qui sont basés sur la priorité des intérêts communs et publiques et sur beaucoup de sacrifices dans la phase de l'adaptation difficile, au profit d'un meilleur rendement pour les générations futures. De plus, la démocratie exige la mobilisation de la volonté nationale consciente de la nécessité de la réforme et de son coût et réagissant positivement aux conditions évolutives avec plus d’aisance et de flexibilité.

Pour ces raisons le travail législatif et la révision administrative sont des nécessités qui doivent précéder la réforme voulue, et  sans une coopération sincère entre les deux pouvoirs exécutif et législatif, tous nos efforts fournis seront vains, quelles que soient les bonnes intentions des gens, et quelle que soit la grandeur des objectifs posés. Faisons de l’intérêt du Koweït, ce pays qui nous a tant donné et continue à le faire, notre premier souci, en œuvrant pour assumer les responsabilités du présent et de l'avenir. Sans cette coopération sincère, nous perdrons les merveilleuses opportunités offertes à notre pays, et croyez-moi ce sont là, vraiment, de remarquables opportunités à ne pas négliger.

Les moyens matériels disponibles aujourd'hui ne seraient peut-être pas disponibles demain, et le véritable investissement réside en effet, dans l'utilisation de cette abondance financière, pour la construction du capital humain. A cet effet, la révision des programmes éducationnels à travers la multiplication des chances accordées aux jeunes et leur excellence, permettra à nos enfants de réaliser à l’avenir, des travaux qui auront une valeur additionnelle dans le secteur économique et assureront une efficacité remarquable au niveau national dans la gestion du développement sous ses diverses formes. De même, le développement du secteur productif a besoin de surmonter les obstacles pour bénéficier de leurs efforts sur le marché local et étranger et assurer des opportunités d'emplois à nos enfants.

Tout ceci requiert en premier lieu, la coopération des deux pouvoirs, une coopération nationale réelle et fructueuse, loin de tout soupçon d'égoïsme et de différends personnels odieux, car nous sommes les fils d'une seule et même Patrie qui nous a assuré la sécurité pour que nous lui donnions en contrepartie le développement.

D'autre part, le secteur privé koweitien a le droit d'exiger des réformes économiques et  un environnement favorable et juste pour lui restituer son rôle pionnier dans notre société. De son côté, il aura le devoir de s'occuper de la participation sociale, car  il n'y a pas de droits sans devoirs, et il n'y a pas de responsabilité sans comptes à rendre.

L’essor des compétences et des capacités du secteur privé, ainsi que du secteur public, exige un comportement patriotique basé sur le comportement sain et la concurrence honnête dans le cadre de la justice et des normes de la loi et au service de la société.

Son Altesse l'Emir,

La présence de votre Altesse dans cette réunion historique est une source de fierté à nous tous et à travers vos directives notables et avisées et votre souci du bien-être du peuple Koweitien et du Koweït, pour que ce dernier prenne sa place et son rang corrects sur la carte économique du monde, nous souhaitons de tous nos chers frères, à l’Assemblée Nationale, et aux divers secteurs de la société Koweitienne, une entière et sincère coopération, dans le but de lever bien haut le drapeau du Koweït, sous votre appréciable gestion et administration.

 
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