Discours
  Allocution de Son Altesse le Premier Ministre, que Dieu le Garde, au congrès de "l'Intégration Economique Arabe à travers la Perspective du Secteur Public" qu'organise la Chambre du Commerce et de l'Industrie du Koweït en collaboration avec l'Union Générale des Chambres du Commerce, de l'Industrie et de l'Agriculture des Pays Arabes  
  11 Novembre 2008  
     
 

Votre Altesse le Vice- Emir et Prince Héritier, Cheikh Nawaf Al Ahmad Al Jaber Al Sabah, que Dieu vous garde,
Chers Mesdames et Messieurs les Invités,
Chère Audience
Que la Paix et la Grâce de Dieu soient avec vous,

C'est avec un grand plaisir, que je vous accueille tous, dans votre second pays le Koweït, qui a l'honneur d'être l'hôte de ce congrès, traitant les horizons de l'intégration économique arabe à travers la perspective du secteur privé. Je voudrais en premier lieu, remercier la Chambre du Commerce et de l'Industrie du Koweït pour avoir organisé ce congrès en collaboration avec l'Union Générale des Chambres du Commerce, de l'Industrie et de l'Agriculture des Pays Arabes, ce qui ne nous surprend pas, connaissant la Chambre du Commerce et d'Industrie du Koweït qui veille soigneusement et sans arrêt à prendre les initiatives de tenir des conférences et des congrès qui s'occupent des questions économiques dignes d'intérêt.

Mesdames et Messieurs,

Vous savez tous que l'Etat du Koweït veille soigneusement à renforcer et à développer les liens de coopération arabe conjointe dans tous les domaines, surtout ceux relatifs à la coopération économique. Ceci découle de la conviction de l'Etat du Koweït qui note que le fait d'approfondir les liens économiques entres les pays arabes, pourrait aboutir à une évolution qualitative dans les différents domaines du travail arabe commun, à la fin de servir les intérêts suprêmes de notre nation arabe, et les aspirations de ses peuples.

De là est née la résolution du sommet arabe tenu à Riyad à l'Arabie Saoudite le 28-29 mars 2007 de tenir le "Sommet Arabe Economique, Social et de Développement" à l'Etat du Koweït, le 19-20 janvier 2009 comme suite à l'initiative avisée de Son Altesse l'Emir, Cheikh Sabah Al Ahmad Al Jaber Al Sabah, que Dieu le garde et le Bénisse.

Ainsi, ce congrès représente une opportunité importante qu'il faudrait saisir pour prendre en considération les conceptions du secteur privé arabe relatives aux moyens d'affronter les défis économiques et sociaux auxquels font face nos pays arabes actuellement, ce qui contribuerait à établir l'ordre du jour du prochain sommet arabe, et aiderait les leaders arabes à dresser les plans et les programmes nécessaires au renforcement du processus du secteur privé, dans sa contribution aux efforts qui visent à redresser l'économie arabe sur des bases immuables.

Chère Audience,

Nos pays arabes affrontent actuellement un ensemble diversifié de défis économiques et sociaux, notamment ceux qui sont liés aux taux modestes des résultats obtenus sur le plan de l'assurance des exigences du développement permanent. Les taux de l'accroissement rapide de la population sont les uns des principaux défis qu'affronte la majorité des pays arabes au présent, et ces taux requièrent l'augmentation de la demande de services publics tels l'éducation, les services de la santé et de la sécurité sociale et les services publiques, ainsi que l'augmentation du besoin de fournir des opportunités de travail pour le nombre croissant des citoyens entrant au marché de travail. Les rapports dans ce domaine indiquent que les pays arabes souffrent de taux de chômage élevés en comparaison avec les autres régions du monde vu que le moyen des taux de chômage atteint 14% dans les pays arabes contre 5.8% dans les pays industriels développés et 3.7% dans les pays asiatiques naissants.

L'augmentation de la demande sur ces activités lance une large opportunité d'élargir le rôle du secteur privé dans les économies arabes surtout que ces dernières  exigent un haut degré de flexibilité, de créativité et d'investissement des technologies avancées qui s'adaptent avec la nature active et créative du secteur privé.

De là surgit l'importance d'assurer des ambiances qui encourageraient le secteur privé arabe à contribuer à ces activités à travers la mise en place des normes qui l'organisent et la détermination des moyens appropriés pour sa contribution, et avec la prise en compte des considérations relatives à l'approfondissement des liens de l'intégration économique arabe.

En outre de cela, les structures productives de la majorité des économies arabes restent limitées dans le domaine de la diversification. L'un de ces aspects les plus remarquables est que le secteur des industries de transformation ne bénéficie pas d'une importance relativement élevée dans l'activité économique que dans un nombre limité de pays arabes. Quant à la majorité des pays arabes, ils dépendent sur l'extraction et l'exportation des matières premières et des carburants dans la majeure partie de leur revenu national.

Si l'on considère la réalité de la coopération économique arabe, on trouve que les indices montrent aussi la modestie des réalisations concrétisées dans ce domaine, et cela s'est reflété  sur la dépendance relative des Etats arabes sur l'économie internationale. Ainsi, le choix d'approfondir l'intégration économique arabe est considéré comme le choix le plus adéquat  disponible chez les pays arabes dans ce domaine, ce qui contribuerait aussi à renforcer les liens de religion, d'histoire, de patrimoine, de culture et de langue qui unissent les pays arabes.

Chère Audience,
Les évolutions et les crises accélérées que témoigne l'économie internationale actuellement ont augmenté les défis affrontés par les économies arabes.  Dans ce contexte, il faut mentionner l'élargissement du cercle de la crise financière internationale et ses répercussions sur la plupart des pays du monde, y compris les pays arabes, à l'ombre de la mondialisation des marchés et la révolution des informations et des communications. La gravité de cette crise se révèle par ses impacts sur les situations des secteurs bancaires et financiers dans les pays arabes, ces secteurs qui représentent l'un des plus importants axes des efforts de développement économique arabe.

De là surgit l'importance de la coordination des efforts visant à développer et à évoluer les secteurs bancaires et financiers arabes dans le cadre d'un système intégral de procédures et de mesures de surveillance et de contrôle qui pourraient attribuer à renforcer la capacité de nos institutions bancaires et financières à surmonter les répercussions de la crise financière actuelle.

Les efforts de l'Etat du Koweït prodigués au cours de ces dernières années, se sont centrés sur le renforcement des compétences dans la performance du secteur bancaire et financier local, et sur l'augmentation de sa capacité concurrentielle afin d'affermir le rôle de ce secteur dans l'économie nationale, tout en veillant sur ce secteur par un système de contrôle qui convoie les méthodes internationales les plus modernes dans ce domaine, ce qui a abouti au renforcement des atmosphères convenables pour le développement et le progrès du secteur bancaire et financier local et à l'obtention des unités du secteur bancaire koweitien des meilleurs classifications de crédits dans la région. Ces efforts ont contribué de même à la consécration et à la sécurité de la situation dans les unités du secteur bancaire local, ce qui a aidé ce dernier à faire face aux défis de l'étape actuelle. Nous avons pleine confiance en l'aptitude de notre secteur bancaire et financier à surmonter les défis de cette étape et à poursuivre sa performance distinguée.

Chère Audience,
Bien que les répercussions directes de la crise financière internationale actuelle sur les économies arabes n'affectent que certains domaines relativement limités, l’importance d'activer et de renforcer les moyens de coordination entre les pays arabes surgit dans cette période du travail arabe commun dans le but de faire face aux impacts négatifs, surtout indirects, sur les taux de l’activité économique.

Nous sommes à l’Etat du Koweït bien convaincus que les pays du monde arabe, grâce à l’emplacement géographique et stratégique qui les distingue et les ressources humaines et naturelles dont ils disposent, peuvent surmonter et dépasser les défis de l’étape actuelle et améliorer leur capacité d’affronter les répercussions résultant de la crise financière internationale à condition qu’ils s’unissent dans les pensées et les orientations.

Chère Audience,
Je ne pense pas qu’il y ait un désaccord essentiel à cette étape du travail arabe commun en ce qui concerne le rôle axial du secteur privé dans la stimulation du processus du développement économique dans nos pays. La majorité des pays arabes appliquent aujourd'hui des programmes et des politiques de reforme économique et de libération des marchés afin de préserver le rôle du secteur privé dans le développement et dans l’évolution des capacités de production locales.

Le tout a été couronné par le fait de faire participer le secteur privé à établir le programme exécutif de la grande zone du commerce arabe libre dont l’étape transitoire a démarré en 1997.

Dans ce contexte, on peut dire que les pays arabes ont bien réalisé du progrès dans ce domaine même à des degrés disproportionnés. Pourtant, le progrès réalisé reste inférieur au niveau espéré; pour cette raison, le besoin d’assurer à cette étape l'atmosphère d’investissement qui supporterait et encouragerait le secteur privé pour qu’il puisse jouer son rôle dans le développement sur les deux échelles, local et arabe à la fois, devient plus pressant.

Le fait de développer la grande zone du commerce arabe libre et de continuer à renforcer les liens de l’intégration économique arabe exige de nouvelles initiatives afin de réaliser une évolution qualitative dans le domaine des affaires et du commerce dans les pays arabes dépassant ainsi le cercle d’intégration étroit du commerce entre les pays arabes pour aboutir à une intégration plus vaste qui comprendrait aussi le commerce des services, l'afflux des investissements et la mobilité des facteurs de la production.

Là vient le rôle de votre congrès qui renferme une élite bien distinguée d'hommes d’affaires et d'économistes arabes, pour proposer  leurs opinions sur les moyens de réalisation de cette évolution qualitative.

Tout en souhaitant la réussite à ce congrès dans la réalisation de ses objectifs visés, je prie Dieu de nous aider à continuer notre parcours dans le but de réaliser le progrès et l’évolution aspirés sous la haute direction de Son Altesse l'Emir du Pays et Son Altesse son Prince Héritier que Dieu les garde et les bénisse.

Je vous remercie de m'avoir bien écouté,

Et que la Paix et la Grâce de Dieu soient avec vous.

 
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