Discours
  Discours de Son Altesse le Premier Ministre, prononcé pendant le banquet de dîner tenu en l'honneur de Son Excellence Madame la Vice-Présidente de la Confédération suisse et Ministre des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, à l'occasion de sa visite à l'Etat du Koweït  
  7 novembre 2010  
     
 

Son Excellence Madame la Vice-Présidente de la Confédération suisse et Ministre des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey,

Mesdames et Messieurs,

C’est un grand plaisir que nous vous accueillons, ainsi que votre délégation , au Koweït, le pays qui, à certains égards, a plusieurs qualités avec votre pays la Suisse, qui a montré comment un petit pays pacifique, peut atteindre la neutralité dans un monde turbulent, en service de la paix et de la sécurité, et en étendant une main secourable à ceux qui en ont besoin partout dans le monde.

Les relations suisses-koweitiennes sont profondes et historiques. J’ai le plaisir aussi de remémorer la position de principe de la Suisse, quand le Koweït était sous l’emprise de l’odieuse occupation d’un tyran démoniaque, en soutenant le Koweït et en appelant à la nécessité de respecter le droit international et de mettre fin à l’agression. Votre gouvernement a renforcé de la sorte le principe en lequel la Suisse a toujours cru, et qui consiste en l’amour de la paix et de la sécurité pour toutes les nations. De plus, nous n'oublierons jamais combien grandes ont été ouvertes les portes des écoles suisses devant les enfants du Koweït pendant cette période difficile.

Nous, au Koweït, sommes passionnés de liberté et de paix, et nous proclamons sans arrêt, l’importance du dialogue et de l’entente en ces temps où les guerres deviennent périlleuses , car ce sont des guerres qui ne se limitent plus aux fronts de guerres, mais les dépassent de loin pour atteindre les profondeurs qui détruisent tout, et ne laissent point pierre sur pierre. Et, comme nous sommes une population peu nombreuse, nous avons trop enduré et souffert de l’injustice des guerres, et s’il n’y avait pas eu le soutien des pays du monde et des Nations Unies où nous avons trouvé refuge, la situation aurait été déplorable.

Nous sommes décidés d’obtenir des résultats positifs dans le domaine du développement de notre pays, politiquement et économiquement, réalisant ainsi la volonté de Son Altesse l’Emir de l’Etat du Koweït, Cheikh Sabah Al Ahmad Al Sabah, visant à transformer cet Etat en un centre financier et commercial. A cet égard, l’Etat du Koweït a approuvé un plan de développement pour les années 2010-2014 et l’a doté d’un budget de 140 milliards de dollars pour le développement des infrastructures, la construction de ports et des chemins de fer, la création de nouvelles villes, et la poursuite des efforts visant à améliorer le niveau des services de base fournis aux citoyens et aux résidents. A ce propos, l’Etat du Koweït est fier de ses réalisations dans les domaines de l’éducation, des soins de santé, des libertés politiques, de la situation économique, et de l’égalité des sexes.

Madame la Vice-Présidente de la Confédération suisse et Ministre des Affaires étrangères,

Je tiens de bons souvenirs depuis mon arrivée dans votre pays le 24 avril 1959,  en provenance du Royaume-Uni, pour compléter mes études universitaires dans l'une des universités les plus prestigieuses du monde, l'Université de Genève qui est pionnière dans un pays connu pour la démocratie et les libertés partout dans le monde. Puis, j'ai été le premier diplomate koweïtien dans l'histoire des relations suisses-koweïtiennes,  à être nommé Consul Général de l'Etat du Koweït auprès de la Confédération suisse, résident à Genève, ainsi que Représentant permanent du Koweït au bureau européen de l’Organisation des Nations Unies à Genève en 1966. Aussi, je dois mentionner avec FIERTE que le défunt Paul Gottret était un grand ami à moi alors qu'il tenait le poste du chef de Protocol de la République et canton de Genève, où il a beaucoup facilité la tâche au corps diplomatique. Comme j’ai déjà mentionné, M. Paul Gottret était un cher ami , ainsi que le père de votre ambassadeur actuel au Koweït, M. Michel Gottret.

Des années plus tard, j’ai suivi avec intérêt l’élection de Son Excellence Mme Calmy-Rey en tant que Présidente du Conseil d’Etat de Genève en 2001, et un an plus tard en tant que la 4ème femme élue au Conseil fédéral qui dirige le Département fédéral des Affaires étrangères; c’est un portefeuille qu’elle détient à ce jour. Et comme Vice-Présidente de la Suisse pour la deuxième fois,  nous attendons à voir Madame Calmy-Rey assumer également la Présidence confédérale pour la deuxième fois en janvier prochain.

Madame Micheline Calmy-Rey est un membre du "Conseil des Femmes Dirigeantes du  Monde", un réseau international de femmes présidentes et premiers ministres, actuelles et anciennes, dont la mission est de mobiliser les femmes au plus haut niveau des dirigeants au niveau mondial pour une action collective sur des questions d’importance critique pour les femmes et pour un développement équitable. Elle a également été invitée, en septembre 2010, à rejoindre le Groupe de Haut Niveau du Secrétaire Général des Nations Unies, sur le développement durable global.

Nous aspirons à une coopération solide avec votre pays sur divers plans, principalement sur le plan politique et économique. Et comme c’est vous qui dirigez la diplomatie suisse, nous avons grande confiance en l’authenticité de vos efforts et en la profondeur et noblesse de vos buts.

Encore une fois, et au nom du Koweït, soyez la bienvenue, en tant qu’une amie et qu’une invitée, en appréciation de vos efforts remarquables au service de votre pays et de l’humanité.

Et bien, mes vœux et souhaits les plus sincères de réussite et de progrès.

 
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